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Rose d'or 1972
La Rose d’Or 1972 (du 27 avril au 4 mai) marque presque naturellement un recul dans la fréquentation
des galas, suite à l’incendie qui a complètement détruit le Casino le 4 décembre 1971. (La vidéo de cet incendie se trouve sous la rubrique "Casino de Montreux ".)
Un recul de fréquentation, mais pas de qualité !

Bridget St.-John : Bridget St John est une compositrice et chanteuse de folk anglaise, originaire de Londres et active durant une courte période, de 1969 à 1974, date à laquelle elle déménage à New York et disparaît de la scène musicale. C’est grâce au légendaire DJ de la BBC John Peel qu’elle peut enregistrer ses chansonnettes sur disque. En 1969, elle sort donc Ask Me No Questions sous le label Dandelion, un disque surprenant dans le contexte du folk de l’époque, puisque les douze titres qui s’y trouvent sont ses propres compositions.

Amazing Blondel : musique folk-celtique. “Quand nous avons débuté, nous voulions jouer de la musique anglaise et non américaine... quelque chose qui sort de notre héritage plutôt que du folk traditionnel ou des trucs à la Bob Dylan » dit John Gladwin, le bassiste. « Ce n’est pas avant la dynastie Tudor que la musique est devenue mélodieuse, et nous avons basé notre musique entre cette période et juste avant la naissance de la musique dite classique. Disons entre 1500 et 1700… »

Les Humphries Singers : groupe pop soul germanique des années 70. Un peu comme les Beatles, Les Humphries a rejoint Hamburg, la ville de la beat-musique dans les années 1970. Humphries joue alors de l’orgue dans un groupe pratiquement inconnu. Ce groupe est alors constitué d’un grand nombre de chanteurs de divers horizons et d’origines. Leur show haut en couleurs et leur tempérament si débordant ne passent pas inaperçu dans toute l’Europe.

Caravan : groupe britannique de type « rock progressif » très actif et créatif sur la scène semi-professionnelle de l’école de Canterbury pendant les années 1966 et 1967. C’est à la fin de ces années que Caravan se forme, avec Pye Hastings, Richard Sinclair, David Sinclair et Richard Coughlan. Tous ont joué dans d’autres groupes rock, notamment dans “Wild Flowers”, avant de former Caravan. Ils passent les six premiers mois de leur carrière à composer, répéter et aussi à chercher d’où tomberait la manne du lendemain…

Lindisfarne : Lorsqu’un homme comme Bob Johnston, le producteur de Simon & Garfunkel, Leonard Cohen, Bob Dylan et Johnny Cash, s’intéresse à un groupe qui, é l’époque, était totalement inconnu, on peut s’attendre à une révélation. C’est ce qui est arrivé à Lindisfarne. Ce groupe anglais de 5 musiciens qui sait créer une musique fraîche et directe, parfois bucolique, parfois politiquement (très) engagée.

Captain Beyond : voici la nouvelle annoncée : “En dernière minute, nous avons pu engager une formation nommée Captain Behond qui fera à Montreux sa première mondiale”. Captain Beyond se compose de Lee Dormann et Larry Reinhard, tous deux transfuges de l’Iron Butterfly, de Bobby Caldwell, ex-membre du groupe de Johnny Winter et de Ray Evans, ex-Deep Purple !

Khan : ou l’heureuse rencontre de 4 musiciens ! Steve Hillage, le guitariste du groupe, pratique son instrument depuis dix ans, dont 5 en qualité de musicien professionnel, et ses influences musicales incluent aussi bien Zappa ou les Soft Machines que la musique Folk. Les autres membres du groupe sont DickHeningham (orgue, piano), Nick Greenwood (basse), Eric Peachey (batterie).

Claire Hamill : Elle a à peine dix ans lorsqu’elle obtient un premier prix dans un concours régional. La musique ne l’a jamais quittée depuis. Dès qu’elle termine ses études, elle se lance dans le métier et sort un premier album qui, malgré les influences de Mélanie ou de Joni Mitchell, révèle un talent tout à fait exceptionnel.

Les Sutherland Brothers sont dans la même lignée que The Birds ou Simon & Garfunkel. Ce sont deux frères écossais qui, accompagnés par un batteur et un bassiste, interprètent avec un naturel merveilleux les chansons qu’ils composent tout comme les folk-songs les plus traditionnels.

Gary Wright et Wonderwheel : chacun se souvient de l'inoubliable groupe « Spooky Tooth », dont l’élément moteur était Gary Wright, aux fantastiques talents de compositeur, d’arrangeur, de pianiste et de chanteur. A la rupture de « Spooky Tooth » Gary travaille simultanément comme musicien de studio, découvreur de talents et producteur. Il trouve même le temps d’enregistrer ses propres albums.

Figurait au programme également le tant attendu groupe mythique américain The Doors : Groupe fameux s’il en est, qui a toujours su rester dans le peloton de tête. Ce sont non seulement des musiciens de grande classe, mais aussi des poètes qui écrivent de très beaux textes pour leurs chansons. Le concert qu’ils donnent à Montreux, le 30 avril, est le premier concert sur le vieux continent de ce groupe légendaire.

Et en prime, Edwin Starr : né à Nashville dans le Tennessee (aux États-Unis) en 1942. Son premier succès est Agent Double'O'Soul (1965), une référence aux films de James Bond. Il enregistre plusieurs titres soul pendant les trois années suivantes, avant de connaître un premier succès international avec 25 Miles en (1968). Le plus grand hit de sa carrière, celui qui a assis sa réputation de grand artiste soul, est la chanson protestataire contre la guerre du Viet-Nam War, sortie en 1970. Selon Starr, les paroles ont été enregistrées en une seule prise. Connu pour sa modestie, il l'explique par la nécessité qu'il avait de tout donner dès les premières prises, à cause du peu de temps qui lui était accordé dans les studios. La performance vocale d'Edwin Starr transforme une simple chanson des Temptations en un hit - resté trois semaines (29 août, 5 et 12 septembre 1970) en tête du classement américain : US Billboard, un hymne au mouvement pacifiste et une borne culturelle importante qui dépasse les générations, figurant dans les bandes originales de films et les samples de hip-hop.

Wilson Pickett est sans aucun doute le plus grand des chanteurs soul. Il commence en chantant des spirituals à Detroit, en 1955. Son premier succès, In The Midnight Hour , est suivi par quantité d’autres, dont les ventes dépassent le million, tel Funky Broadway ou Mustang Sally.

Count Basie : Tout comme Benny Goodman ou Duke Ellington, William "Count" Basie est une véritable institution du jazz. Né en 1904 à Red Bank dans le New Jersey, organiste de formation, il est issu de l'école de Kansas City. Egalement pianiste, mais surtout chef d'orchestre, il incarne toute la « coolitude » et la décontraction de la période swing.